perdu connaissance

Création collective
Mise en scène Adrien Béal
Collaboration, production Fanny Descazeaux
Avec Pierre Devérines, Boutaïna El Fekkak, Adèle Jayle, Julie Lesgages, Etienne Parc et Cyril Texier
Dramaturgie Jérémie Scheidler
Scénographie Kim Lan Nguyen Thi
Costumes Benjamin Moreau
Lumières Jérémie Papin
Son et régie générale Martin Massier
Régie lumière Jean-Gabriel Valot
Diffusion Laura Aknin
Relations presse Agence Plan Bey

Après Le Pas de Bême, Récits des événements futurs et Les Batteurs, la compagnie Théâtre Déplié poursuit sa recherche d’un théâtre qui met en jeu, en question, cette impression particulière d’être à la fois spectateur et acteur du monde.
Avec cette nouvelle création, la question qui nous occupe est : pourquoi avons-nous si fortement besoin d’établir de la vérité ? S’agit-il d’un besoin social ? Existentiel ? Et quelles sont nos manières d’y parvenir ?
Ecrit avec les acteurs en répétitions, perdu connaissance est une chronique en dix moments. Sur une année environ, six personnes vont se croiser et passer du temps dans la loge d’une gardienne d’école, à la fois poste de travail et lieu de vie.
Ce lieu, laissé vacant par l’absence imprévue de sa gardienne, ouvre un espace et des questions. Apparait alors, pour chacun, la nécessité de réélaborer les récits communs, de chercher de la vérité partout où il est possible d’en trouver. Le coma d’un proche, le partage de la garde d’un enfant, une sortie de prison sont ici autant de situations à la fois connues et porteuses d’inconnues, qui les placent, nous placent, nous spectateurs, en état d’enquête permanente. Non pas pour résoudre une intrigue, mais plutôt, peut-être, pour stabiliser le sol commun sur lequel chacun devra évoluer.

> Création du 10 au 19 octobre 2018 au Théâtre Dijon Bourgogne
(mardi au jeudi à 20h, vendredi 18h30, samedi à 17h, relâches les 14 et 15)

> du 8 au 19 novembre 2018 au T2G-Théâtre de Gennevilliers
(lundi, jeudi et vendredi à 20h, samedi à 18h, dimanche à 16h, relâches les 13, 14)

> 18, 19, 20 mars 2019 aux Subsistances – Lyon
> 26 et 27 mars 2019 à L’Hexagone à Meylan
> 3 et 4 avril 2019 au TANDEM Scène nationale, Douai
> 9 et 10 avril 2019 à L’Espace des Arts, SN Chalon-sur-Saône
Le spectacle sera également en tournée sur la saison 2019-2020

Production Compagnie Théâtre Déplié
Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne – CDN, T2G – Théâtre de Gennevilliers, Les Subsistances – Lyon, Théâtre de Lorient – Centre dramatique national, Espace des Arts – SN Chalon-sur-Saône, Comédie de Béthune
Avec le soutien de L’Atelier du Plateau
Avec l’aide à la création de la Région Ile-de-France
La Compagnie Théâtre Déplié est associée au Théâtre Dijon Bourgogne, CDN et au T2G – Théâtre de Gennevilliers, et conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Ile de France.

Durée du spectacle : 1h30

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PRESSE

> Jean-Pierre Thibaudat dans Médiapart, extraits
Dans « perdu connaissance », le Théâtre déplié trouve une intense vérité théâtrale
Adrien Béal et ses acteurs font pénétrer le théâtre dans un lieu qui lui est inhabituel, le logement d’une gardienne d’école primaire à l’heure où l’ordre des choses déraille. Passionnant.
[…] Avec ce nouveau spectacle, la compagnie Théâtre déplié retrouve et affûte ce qui faisait la force des deux spectacles précédents, Le Pas de Bême et Récits des événements futurs : une écriture collective longuement façonnée et une égalité de jeu entre les acteurs. Pas de héros principaux, pas d’acteur vedette, mais une concentration d’énergie qui donne à chaque scène, ou plutôt séquence, une extrême densité (tous les acteurs sont à l’unisson). Pas de ligne fictionnelle unique mais un réseau et des croisements. On y voit à vue, sans mots d’auteur, ni langage fleuri, sans voyeurisme non plus, des êtres qui se cherchent en cherchant à faire face à une situation.

> Anaïs Heluin dans Sceneweb, extraits
Le Théâtre Déplié cherche la vérité en loge
Dans perdu connaissance, la compagnie Théâtre Déplié fondée par Adrien Béal poursuit sa passionnante quête d’un théâtre philosophique et politique au présent. Basé sur un double travail théorique et d’improvisation.
La loge dans laquelle se situe perdu connaissance n’a à priori rien de théâtral. Entre un couloir aux couleurs vives et deux entrées à jardin, un bureau, un lit, une penderie et quelques autres meubles – le strict nécessaire pour une personne seule – , occupent le plateau d’une manière presque réaliste. «Presque » qui a toute son importance dans le travail d’Adrien Béal et de la compagnie […], pour qui le quotidien le plus banal est la source d’explorations philosophiques et politiques complexes. Avec les premiers dialogues, la scénographie hybride, le dedans-dehors conçu par Kim Lan Nguyen Thi prend sens : nous sommes dans la loge de la gardienne d’une école. Laquelle, apprend-on au même moment, vient de tomber dans le coma.
Comme Le Pas de Bême, qui s’ouvre sur le refus d’un adolescent de faire ses devoirs, perdu connaissance se déploie donc à partir d’un vide. Celui laissé par la gardienne, et par les habitudes et convictions balayées par sa disparition soudaine. […] À l’image de chaque phrase de la pièce […], son titre a donc un double sens. Voire beaucoup plus, selon l’effort et l’imagination du spectateur, dont la place est sans cesse questionnée. Bousculée.

> Eric Demey dans La terrasse, extraits
C’est un théâtre qui trace son chemin, singulier et hautement stimulant. Adrien Béal et le Théâtre Déplié sont de retour avec Perdu connaissance. A voir.
[…] Pour composer avec l’absente, avec l’absence, ils vont devoir imaginer un nouveau fonctionnement à cette loge. Un enjeu dérisoire en soi mais ô combien important. Il conduit chacun en effet à se repenser, à se réinventer sans cesse et donc à recomposer le monde. A travers la loge d’une école, c’est tout un dispositif social qui est en jeu, et plus largement, celui de la vie de chacun.
[…] Ils sont ordinaires et humbles, ces personnages. Vivants, extrêmement, toujours en train de se choisir, dans une écoute aiguë de l’autre. Pierre Devérines, Boutaïna El Fekkak, Adèle Jayle, Julie Lesgages, Etienne Parc et Cyril Texier leur ont construit des parcours qui déjouent sans cesse les attentes. En état d’alerte et d’ouverture maximale, leurs subjectivités se confrontent sans s’opposer puisqu’elles ne sont jamais figées. Une extraordinaire plasticité qui n’est pas celle de nos vies, c’est regrettable. Mais qui est un univers de possibles que déploie (que déplie) le Théâtre Déplié, qui interroge chacun sur son rapport au monde, qui rapproche le théâtre de la vie en soumettant les deux à la même exigence, celle d’essayer, sans relâche, de se créer.

> Véronique Hotte dans Hottello, extraits
[…] Le spectateur se voit invité à éprouver l’ardente patience d’une enquête à travers l’alternance de scènes et de situations, les chocs et les contre-chocs d’une pensée active. L’émotion qui affleure, le temps de la représentation, résulte de la compréhension de ce qui est donné à voir, dans une « in-tranquillité » productive.
Trous, ellipses, silences et manques – des variables et des inconnues – , les échanges fraient avec la vie et la mort, le couple, l’amour, la solitude, l’enseignement, la prison, la séparation et les nouveaux départs possibles.
[…] Un collectif littéralement animé de belles présences sensibles au souffle inspiré.

> Anaïs Heluin dans Politis, extraits
Un récit tragi-coma
Dans perdu connaissance, la compagnie Théâtre déplié poursuit son écriture collective du doute et son questionnement des vérités admises.

[…] Nous découvrons les relations des différents personnages de la même manière, au cours de discussions qui se succèdent sans logique ni finalité apparente.
Si chacun tente d’abord d’agir selon sa position sociale, des rapports inédits se dessinent bientôt.
[…] L’étrangeté légèrement inquiétante mais aussi souvent drôle, presque absurde, avec laquelle [les personnages] traitent leurs interrogations en fait des appels à repenser notre rapport à l’Autre et ses représentations.

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perdu connaissance (c) Vincent Arbelet(c) Kim Lan Nguyen Thi(c) Kim Lan Nguyen Thi(c) Kim Lan Nguyen Thi(c) Kim Lan Nguyen Thiperdu connaissance (c) Masami Charlotte Lavault