LES PIECES MANQUANTES (puzzle théâtral)

création collective
Mise en scène Adrien Béal
Collaboration, production Fanny Descazeaux
Jeu Pierre Devérines, Boutaïna El Fekkak, Adèle Jayle, Julie Lesgages, Etienne Parc et Cyril Texier
accompagné.e.s certains soirs par un groupe de musicien.ne.s amateur.e.s : Swan Lichtenauer, flûte, Héloïse Guillemot, Armelle Coutaz, clarinettes, Antonin Yé, trompette, Léon Zvellenreuther, cor, Elise Nanta, trombone, Lili Gomond, tuba
Direction musicale François Merville
Scénographie Anouk Dell’Aiera
Lumières Jean-Gabriel Valot
Costumes Benjamin Moreau
Régie générale Martin Massier

:: du 17 septembre au 18 octobre 2020 au Théâtre de la Tempête (Paris 12)
du mardi au samedi à 20h30, dimanche 16h30

Durée : 1h15 environ

Les Pièces manquantes est un puzzle théâtral. Donc comme tout puzzle, c’est un jeu entre ceux qui l’inventent, qui en découpent les formes, et ceux qui auront à le recomposer.
Pour chaque soirée des Pièces manquantes, on repart à zéro, et chaque soirée sera unique. C’est comme si on plongeait sa main dans la boîte d’un puzzle, et qu’on en attrapait une poignée de pièces. On pose ces pièces les unes à côté des autres, et on essaie, à partir de ces quelques détails disparates, de voir le tout. En regardant attentivement les pièces piochées, ce qu’on essaie de voir, de deviner, ce sont celles qui manquent.
C’est à ce jeu que nous jouons : Chaque soir, piocher quelques pièces, et faire l’expérience d’essayer de voir, dans ces quelques morceaux, le tout. En nous intéressant, plus qu’au détail ou à l’ensemble, à ce va-et-vient, à cette activité d’enquêteur qui nous fait circuler d’un détail à l’autre, et de ces détails à l’idée d’un tout. Et le cheminement des acteurs ou des spectateurs, est bien un cheminement dans l’espace plutôt que dans le temps. On n’avance pas vers une résolution, une explication, ou une fin. On chemine dans une très grande image, trop grande pour être saisie en un seul regard.

jeudi 17 septembre : Un témoin oculaire
vendredi 18 septembre : Un tour de magie
samedi 19 septembre : Une étreinte
dimanche 20 septembre : Comment vivent les autres
mardi 22 septembre : Entrer dans la forêt profonde
mercredi 23 septembre : Un ravissement (3)
jeudi 24 septembre : Œil de verre
vendredi 25 septembre : Langue maternelle
samedi 26 septembre : Jeunes et innocents
dimanche 27 septembre : Double vie
mardi 29 septembre : L’Insistance de la question
mercredi 30 septembre : L’Accord à l’amiable
jeudi 1er octobre : La Cicatrisation
vendredi 2 octobre : L’Aveu (2)
samedi 3 octobre : La Punition
dimanche 4 octobre : Le Creux d’une oreille
mardi 6 octobre : Sur preuve de bonne foi
mercredi 7 octobre : L’Examen de soi
jeudi 8 octobre : Les Insulaires
vendredi 9 octobre : Le Motif caché
samedi 10 octobre : Le Corps de l’autre
dimanche 11 octobre : Un baiser involontaire
mardi 13 octobre : Un baiser volontaire
mercredi 14 octobre : Une clairière
jeudi 15 octobre : La Bibliothèque de Babel
vendredi 16 octobre : Un ravissement (4)
samedi 17 octobre : Le Tissu de mensonges
dimanche 18 octobre : La Vie nue

A partir du puzzle inventé à L’Atelier du plateau en juin/juillet 2019 pour Féria, Festival à débordement.
Production Compagnie Théâtre Déplié
Avec le soutien de L’Atelier du plateau, et avec le soutien du T2G – Théâtre de Gennevilliers et du Théâtre Dijon-Bourgogne dans le cadre du projet de recherche 2018-2021 de la compagnie.

En partenariat avec le Conservatoire Jacques Ibert du XIXème arrondissement. En coréalisation avec le Théâtre de la Tempête.

En tournée en 2021-2022

:: PRESSE

>Anne Diatkine, Libération
« […] Ce sont donc six acteurs, sur un plateau dépouillé à l’extrême, qui accueillent le public mais avec discrétion, délicatesse, sans surplomb. Les gradins étant disposés sur trois côtés, les comédiens sont visibles sous toutes leurs coutures. C’est imperceptiblement que l’acteur mute en personnage, et le premier charme de ce puzzle est ce brouillage des frontières lié à l’absence d’artifices et de micro HF pour dire une parole intime. Cet homme s’adresse à nous et aux cinq autres comédiens dont l’intensité de l’écoute est d’autant plus palpable que chacun des acteurs doit décider du moment de son intervention en partie improvisée […] »

>Eric Demey, La Terrasse
« Premier puzzle théâtral du genre, Les pièces manquantes coupe le réel en tranches puisqu’on ne peut jamais l’épuiser.
La perte, le manque, l’absence. Voilà certainement des motifs chers à Adrien Béal, que le metteur en scène du remarquable Perdu connaissance réinvestit d’une manière originale dans Les pièces manquantes. Un dispositif en forme de puzzle géant composé de pièces qui s’assemblent différemment chaque soir. […] »

>Christophe Candoni, SCENEWEB
« […] En bousculant plus que jamais les codes habituels de la création d’un spectacle et en déjouant aussi les attentes des spectateurs, le Théâtre déplié s’est lancé cette rentrée dans une création qui se construit à l’infini. Ainsi, chaque soir, la représentation donnée ne se livre pas comme un ensemble mais juste par bouts, fragments, constitutifs d’un tout beaucoup plus large, inaccessible dans le temps qui lui est imparti. […] »

>Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart
« Avec « Les Pièces manquantes », le Théâtre déplié propose une création collective mise en scène par Adrien Béal où chaque représentation est unique, présentant plusieurs petites pièces d’un puzzle auquel il manquera toujours les pièces des autres soirs et, in fine, une dernière pièce : la vôtre, peut-être. […] »

>Olivier Frégaville-Gratian d’Amore, L’Oeil d’Olivier
« […] S’amusant à construire pas moins d’une quarantaine de scénarii différents, la troupe d’Adrien Béal s’amuse à cœur joie et déploie son talent d’improvisation pour mieux saisir le public, l’attraper, le surprendre. Ici, tout est vrai, tout est faux. Le moment est fugace, le rire n’est jamais loin du drame. […] »

>Flavie Bitaud, Radio Campus Paris, extrait de l’émission Scène ouverte
« […] C’est un petit écrin de théâtre, malin, imprévisible, humain, joueur qu’on nous offre, et qui nous invite. On n’est pas simplement passif d’une suite de journée, on fait partie d’un grand jeu, c’est un sacré coup de Poker quand même. Et y’a du bluff aussi, de l’esbroufe et une confiance infinie dans le présent de la représentation qui peut tout façonner. Et voilà, ça se crée devant vous. […] »

>Jean-Pierre Han, Frictions
« […] cette recherche au plan du jeu est passionnante. Ils sont ainsi six à manipuler avec doigté les pièces du puzzle : Pierre Devérines, Boutaïna El Fekkak, Adèle Jayle, Julie Lesgages, Étienne Parc et Cyril Texier, rompus, semble-t-il, à ce genre d’exercice de microfictions insérées dans une sorte de réalité recomposée. En ce sens le spectacle est vertigineux. »

>Véronique Hotte, Théâtre du blog
« […] Un spectacle de théâtre complice et de grande proximité entre comédiens et spectateurs généreux. […] »

>Mathieu Perez, Le Canard enchaîné
« Ah le voilà le feuilleton rafraîssant en pleine canicule ! Qui rend accro! […] [les comédiens] commencent en préambule à nous faire part malicieusement des remarques des spectateurs de la veille frustrés de ne pas avoir eu le mot de la fin, qu’ils nous assurent que nous aussi seront déçus car il ny aura ni dénouement ni fil conducteur entre les histoires, le charme opère. […] »

>Marie Plantin, Pariscope
« […] Un puzzle théâtral réjouissant qui remet ses cartes en jeu à chaque fois et révèle des comédiens de haute volée.
[…] Jamais on n’aura autant eu l’impression de voir se déployer sous nos yeux et nos oreilles la pensée à l’oeuvre, dans ses dynamiques contradictoires, ses argumentaires, ses interrogations et hypothèses, dans tout ce qu’elle a d’humain finalement. Ce n’est pas de la philosophie de bas étage qui s’exprime dans les représentations du Théâtre Déplié mais bien de la philosophie de terrain, à portée de main et de tous. […]»

>Véronique Hotte, Blog Hottello
« […] Ce moment théâtral bien précis est un morceau savoureux de bravoure tenu avec finesse, reconnaissable à la griffe particulière du Théâtre Déplié d’Adrien Béal et de ses acteurs de création collective et improvisateurs à l’occasion.
Soit la mise à nu du personnage qui se livre sans fard au public, faisant aveux et confidences dans un échange complice qu’il pose comme une évidence obligée.
Une attention à l’autre et à soi en même temps, une connivence mêlée de respect et de confiance, l’esprit de tout théâtre de qualité qui ne peut que ravir le spectateur. »


:: Les titres des premières soirées à L’Atelier du plateau :

Un poste d’observation – mercredi 26 juin 2019
Le jour où Cyril… – jeudi 27 juin
L’aveu – vendredi 28 juin
La pièce manquante – samedi 29 juin
L’endroit où Boutaïna… – mercredi 3 juillet
Un ravissement – jeudi 4 juillet
Tombés d’accord – vendredi 5 juillet
Les vacances d’été – samedi 6 juillet
Puis :
Voir double – mercredi 15 janvier 2020
La cuisine américaine – jeudi 16 janvier
Un ravissement (2) – vendredi 17 janvier
Dans les poches – samedi 18 janvier

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:: Photos

Les Pièces manquantes © Kim Lan Nguyen ThiPièces manquantes © Kim Lan Nguyen ThiPièces manquantes © Kim Lan Nguyen ThiPièces manquantes © Kim Lan Nguyen ThiFeria (c) Matthieu EdetFeria (c) Matthieu Edet